Le Creuset : 180 000 bons de travaux migrés en 6 mois vers une nouvelle GMAO

Fabricant d'ustensiles de cuisine en fonte émaillée, Le Creuset gérait sa maintenance avec une GMAO devenue bloquante : plus d'évolution possible, plus de mise à jour. Le service Automatisme Informatique Industriel a repris la totalité de son historique, plus de 180 000 bons de travaux, dans Altair Enterprise, puis étendu l'outil au correctif et aux demandes d'intervention de la production. Retour d'expérience après 18 mois d'utilisation.

Le Creuset
Le Creuset · Source : lecreuset.fr
Secteur
Industrie manufacturière
Effectif
Plus de 550 salariés, production internationale
Périmètre
Un site
Modules
GMAO Altair Enterprise, web et tablette, base hébergée en interne
Recul
18 mois d'utilisation

L'essentiel

  • Plus de 180 000 bons de travaux repris depuis l'ancienne GMAO, dont 150 000 préventifs migrés sur 6 mois.
  • Plus de 3 700 types de maintenances préventives modélisés, pour une moyenne de 300 préventifs générés par semaine.
  • Base de données hébergée en interne, sur les serveurs de Le Creuset, avec accès web et tablette.
  • Projet piloté par une seule personne côté client, le Responsable Automatisme Informatique Industriel.
Fiche de référence

Comment migrer 180 000 bons de travaux sans interrompre la maintenance ?

Reprise de données. Opération consistant à transférer l'historique d'une GMAO vers une autre en conservant la traçabilité des interventions : équipements, gammes, bons de travaux clôturés, pièces consommées, dates et intervenants. Elle se distingue d'un simple export, qui produit un fichier mort, et d'une remise à zéro, qui fait perdre la fiche de vie des équipements.

Une migration de cette ampleur ne se joue pas sur l'outil cible, elle se joue sur la qualité du modèle de données de départ. L'ancienne GMAO de Le Creuset contenait un historique de plusieurs années, avec des conventions de nommage accumulées au fil des équipes. La première étape a consisté à cartographier ce patrimoine : quels équipements sont encore en service, quelles gammes sont réellement utilisées, quels bons de travaux doivent être repris à l'unité et lesquels peuvent l'être en agrégé.

Le principe retenu a été la migration par lots, préventif d'abord. Le préventif est le socle : il porte les gammes, les périodicités et les déclencheurs. En le reprenant en premier, on obtient une base cohérente sur laquelle les bons correctifs viennent ensuite se rattacher naturellement, équipement par équipement. Chaque lot a été chargé, contrôlé, puis validé avant le suivant, ce qui permet de revenir en arrière sur un périmètre limité en cas d'anomalie.

Pendant les six mois de reprise, la maintenance a continué de tourner. Les deux systèmes ont coexisté le temps nécessaire : l'ancien restait consultable en lecture pour les historiques non encore repris, le nouveau devenait l'outil de saisie pour tout ce qui était déjà migré. Cette bascule progressive, périmètre par périmètre plutôt qu'à date fixe, est ce qui a évité l'arrêt de service que redoutent la plupart des services maintenance.

Côté Altair Enterprise, trois éléments ont rendu l'opération tenable : un modèle de données ouvert qui accepte les identifiants d'origine du client, un paramétrage des types de bons de travaux suffisamment large pour absorber la nomenclature existante sans la réécrire, et la possibilité d'héberger la base en interne, ce qui a supprimé les contraintes de volumétrie et de fenêtre de transfert.

Le résultat : plus de 180 000 bons de travaux disponibles dans le nouvel outil, une fiche de vie continue sur les équipements, et un préventif de plus de 3 700 types de maintenances qui génère aujourd’hui environ 300 interventions par semaine.

180 000 +
bons de travaux repris, sans arrêt de service

« Votre point fort réside dans votre réactivité. Nos demandes d’ajustement ou de correction dans nos paramétrages sont traitées rapidement par vos équipes support. »

Thierry Poupard, Responsable Automatisme Informatique Industriel, Le Creuset

Pourquoi Le Creuset a-t-il quitté sa précédente GMAO ?

La GMAO en place chez Le Creuset ne bloquait pas la maintenance au quotidien, elle bloquait son évolution. Les mises à jour n'étaient plus assurées, et chaque demande d'adaptation du paramétrage se heurtait à une architecture figée. Pour un service qui gère un parc de production en mouvement, cette immobilité est un risque : les gammes changent, les équipements sont remplacés, la GMAO doit suivre.

Le service Automatisme Informatique Industriel a donc lancé la recherche d'un outil capable d'absorber l'historique existant sans le sacrifier, et de rester paramétrable dans le temps.

Sur quels critères la nouvelle GMAO a-t-elle été choisie ?

Trois critères ont structuré le choix : la modernité technique de l'outil, sa flexibilité de paramétrage, et la possibilité d'héberger la base de données en interne. Ce dernier point était déterminant pour un service informatique industriel qui souhaitait garder la main sur ses données et ses sauvegardes.

  • Modernité de l'outil
  • Flexibilité du paramétrage
  • Base de données hébergée en interne

Comment s’est déroulé le déploiement ?

Thierry Poupard a piloté seul la mise en place. La première phase a porté sur le préventif : plus de 150 000 bons de travaux repris sur une période de six mois, avec contrôle de cohérence à chaque lot. Une fois cette base stabilisée, le périmètre a été étendu aux bons de travaux correctifs, puis aux demandes d'intervention émises par le service production.

Au total, plus de 180 000 bons de travaux ont été migrés vers Altair Enterprise, sans interruption du service de maintenance.

150 000 +
bons de travaux préventifs migrés
6 mois
de reprise de données
180 000 +
bons de travaux au total
1
personne au pilotage du projet
18 mois
de recul à l'entretien

Quels défis a-t-il fallu surmonter ?

Le premier défi était l’ampleur du préventif : plus de 3 700 types de maintenances préventives possibles, pour une cadence moyenne de 300 préventifs par semaine. Modéliser cette combinatoire demande une structure de gammes rigoureuse et des déclencheurs fiables, sous peine de noyer les techniciens sous des bons de travaux inutiles.

Le second défi portait sur les documents de travail. L'adaptation au mode de fonctionnement de Le Creuset a nécessité la création d'un rapport d'impression sur mesure, conçu avec l'équipe DSDSystem à partir des habitudes réelles des équipes d'atelier.

Qui utilise la GMAO au quotidien ?

L'usage s'est réparti par métier, sans imposer le même écran à tout le monde.

  • Les technicienstravaillent principalement sur les bons de travaux, sur poste et sur tablette.
  • L’assistante du servicegère la partie préventive, les gammes et la planification.
  • Le service productionsaisit directement ses demandes d'intervention dans l'outil.

Avant et après Altair Enterprise

AvantAprès
Une GMAO qui n'évolue plus et dont les mises à jour ne sont plus assurées.Un outil web et tablette paramétrable en continu par le service lui-même.
Un historique de maintenance prisonnier de l'ancien système.Plus de 180 000 bons de travaux repris, fiche de vie des équipements conservée.
Un préventif difficile à faire vivre.Plus de 3 700 types de maintenances préventives, environ 300 préventifs par semaine.
Des demandes d'intervention transmises hors outil.Saisie directe par le service production, suivi centralisé.
Des documents de travail inadaptés aux habitudes de l'atelier.Rapport d’impression sur mesure construit avec l’équipe DSDSystem.

Les clés du projet

  • Migrer le préventif en premier : il porte les gammes et sert de socle au reste de l’historique.
  • Avancer par lots contrôlés plutôt que par une bascule à date fixe.
  • Choisir un mode d'hébergement compatible avec les contraintes du service informatique interne.
  • Faire adapter les documents d'impression aux habitudes réelles des équipes, pas l'inverse.

Quels résultats après 18 mois d'utilisation ?

  • Planification et exécution des interventions plus efficaces, temps d'arrêt réduits, meilleure disponibilité des équipements.
  • Gestion centralisée des demandes d'intervention et des bons de travaux, communication renforcée entre les équipes.
  • Continuité opérationnelle assurée grâce à la réactivité des équipes support.
3 700 +
types de maintenances préventives
300 /sem.
préventifs générés
3
populations utilisatrices

Le mot de DSDSystem

« Reprendre l'historique complet d'un client plutôt que lui demander de repartir de zéro, c'est notre façon de respecter le travail déjà accompli par ses équipes de maintenance. »

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Questions fréquentes

La solution en place ne permettait plus d'évoluer ni de recevoir de mises à jour. Le service Automatisme Informatique Industriel cherchait un outil moderne, paramétrable dans le temps, et hébergeable sur ses propres serveurs.

Six mois pour la reprise de plus de 150 000 bons de travaux préventifs, puis une extension progressive aux bons correctifs et aux demandes d’intervention, pour un total de plus de 180 000 bons de travaux migrés.

En structurant des gammes d’opérations réutilisables et des déclencheurs par équipement plutôt qu’en créant un bon de travail par cas. Chez Le Creuset, cette structure génère environ 300 préventifs par semaine, pilotés par une seule personne au sein du service.

Oui. Le Creuset a fait ce choix : la base de données est installée en interne, les utilisateurs y accèdent via le navigateur et via l’application tablette.

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